"Le bonheur en famille" - à l'école!


Nous sommes fin janvier, et notre petit « Youpi » ne va pas encore à l’école. Il est inscrit depuis septembre, mais il vient d’avoir 3 ans, et pour l’instant la garderie lui va bien. Je n’ai jamais brusqué la rentrée des enfants en classe car je trouve que lorsqu’ils commencent, ils ne sont pas près d’en sortir. C’est vrai aussi que j’aime bien les avoir avec moi et cela me permet de leur apprendre plein de choses.

Cependant, me disant que mon éducation certainement trop laxiste avec les derniers, doit être à l’origine de toutes les bêtises qui s’accumulent,  je prends une grande décision.  Un lundi, j’accompagne « Youpi » dans sa classe, une demi-heure avant la sortie, pour lui faire faire la connaissance de sa maîtresse et de ses futurs condisciples. Cela s’étant pas mal passé,  je prévois de lui faire faire sa rentrée, après les vacances de février.

C’est compter sans notre phénomène.  Le lendemain, mardi,  la matinée ayant été assez réussie  en bêtises de toutes sortes, je suggère  aux grands de prendre leur petit frère par la main et de l’emmener avec eux à l’école, pour l’après-midi. J’évite ainsi les difficultés des premiers jours, les pleurs et autres refus de rester en classe. C’est assez bien joué car je les vois partir tous très contents.
Est-ce qu’ils vont régler mon problème ? Comme ils sont plein d’entrain et qu’ils aiment l’école, ce n’est pas difficile pour « Youpi » d’avoir envie de les suivre. De la porte, notre petite dernière dans les bras,  je les regarde, complètement fondue de les voir partir tous les six,  « Youpi » donnant bien sagement la main à ses deux grands frères.

J’ai su le soir qu’à peine arrivé dans la cour, « Youpi » s’est précipité sur le tourniquet déjà en route, a réussi à basculer dessus et s’est mis à hurler « plus vite, plus vite » aux malheureux qui poussaient le truc. Sa grande sœur « Pipo », encore en maternelle regardait ça ravie, et tous les grands faisaient la même chose de loin car les cours ne sont pas mélangées et un grillage protège les petits de l’invasion des plus grands.

Quand la cloche a sonné, et que tout le monde s’est ébranlé, notre nouvel écolier n’a pas voulu quitter « Pipo ». En grande sœur bien attentionnée et ravie d’avoir son petit frère avec elle, elle a demandé et obtenu de sa maîtresse qui lui passe tout,  de l’accompagner jusqu’à son lit pour la sieste. Très content de tout ce qui l’entourait et en particulier de voir tous ces petits enfants déjà installés, « Youpi » s’est alors glissé sous la couverture et bien gentiment a attendu… a attendu quoi ? et bien figurez-vous que « Youpi » a bien compris qu’à l’école tout est rythmé par la cloche, alors il a refusé de s’endormir avant la cloche suivante…

Mais ne vous inquiétez pas j’ai retrouvé à 16h30 un petit écolier ravi de sa journée et tout prêt à y retourner.

B. Janilec 
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