Cela fait bien des mois et même des années que je me pose cette question:


Comment les gens en général et les Français en particulier en sont venus à oublier cette recette vieille comme le monde qui est la recette du bonheur?

Je ne dis pas qu'elle soit facile à appliquer, ni qu'elle soit exactement la même pour tout le monde, mais quand même, juste pour commencer, il suffit d'ouvrir un dictionnaire et d'aller à la page des proverbes pour trouver en une petite phrase de quoi guider ses pas. Allons-y ensemble et si je ne vous promets pas d’en mettre un tous les jours, je vais essayer que ce soit le plus souvent possible.

Guider les pas justement, guider les pas d'un enfant par exemple. Quoi de plus riche, quoi de plus enthousiasmant que d'emmener un enfant de sa naissance au seuil de l'âge adulte et de le laisser partir sa besace bien garnie se mesurer au beau et dur chemin de la vie.

Le bonheur est multiple mais celui qui passe par la famille est celui que je connais le mieux et c'est aussi un de ceux dont on semble avoir perdu la recette. Je ne participerais pas à ce blog si j'avais le sentiment que ce que je vais écrire, bien que vieux comme le monde n’était pas redevenu par le phénomène de l'oubli ou du déni quelque chose de tout neuf.

Choisir librement de se marier et fonder une famille, y accueillir ses enfants, prendre avec son conjoint le temps de les aimer, de les élever c'est à dire de les rendre grands, plus grands que nous si possible, cela n'a rien de ringard puisque ça nous rend heureux... 
… et le bonheur n'est jamais ringard!

On commence ? C’est parti.
1er proverbe : « QUAND ON N'A PAS D'ENFANTS ON TRAVAILLE POUR LES HONNEURS ET QUAND ON EN A ON TRAVAILLE POUR LES ENJEUX. »

Honneurs ou enjeux ? la vie ne sera certainement pas la même.
Honneurs on voit ce que c’est : réussite, pouvoir, argent, reconnaissance… aller dans le sens du courant et si possible être devant.
Enjeux, c’est plus complexe. Qu’est-ce que je veux pour mes enfants ?  quel pays dois-je leur laisser ? Comment trouver les bonnes solutions avec ce que j’ai pour ne pas foncer dans le mur. Comment résister dans le temps, tenir avec d’autres et continuer en posant et en se posant les bonnes questions, au bon moment. Etre devant aussi mais pas pour les mêmes raisons. Là c’est pour donner l’exemple, la force, pour encourager ou pour gronder si besoin. Et si possible, ne pas être tout seul devant. Les enfants ont un père et une mère, ce n’est pas pour rien.

Brigitte Jacquelin – médiateur     17 avril 2015