Valeurs rime avec bonheur.


Valeur: ce qui est posé comme vrai, beau, bien, d'un point de vue personnel ou selon les critères d'une société et qui est donné comme un idéal à atteindre, quelque chose à défendre. (définition du Larousse)

Cela vous surprend ? En tout cas, que je le dise aussi clair, sûrement. Voilà une phrase qui n’est pas vraiment politiquement correcte aujourd’hui. 

Cela me fait toujours penser à la chanson de Georges Brassens, « non les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux ». Mais qui sont « les braves gens d’aujourd’hui ? » Peut-être bien ceux qui portent la soit disant bonne parole dans notre société. Ils foulent au pied tout ou presque: la foi, le respect, l’amour et la fidélité, les enfants… tout ce qui les gêne. Ils ne sont peut-être pas les plus nombreux, mais certainement ceux qui parlent le plus fort. Et ils n’aiment pas du tout que l’on suive une autre route qu’eux.
Ils font leur show, et les lois sensées donner des cadres et respecter le plus grand nombre et les plus fragiles s’effacent pour d’autres plus permissives et plus laxistes qui les serviront, eux. Ils ne disent plus « ma liberté s’arrête où commence la tienne, mais …ma liberté et rien que ma liberté, et si possible qu’elle me rapporte. » Cela ne peut engendrer que le chaos, et nous y sommes. Vous le voyez où, le bonheur ?

Valeurs rime avec bonheur. Ça oui. Lorsque les enfants sont petits, les valeurs se réduisent à peu de chose : il y a le bien et le mal. Mais ce « peu » est déjà énorme car il prépare l’enfant aux autres valeurs.
Les parents ne font pas le bonheur de leurs enfants, mais ils leurs donnent les moyens de le forger eux-mêmes tout au long de la vie. Les valeurs à transmettre par l’éducation sont des outils à bonheur. Il y faut de la fermeté, de la volonté et la patience de dire et de redire sans cesse.

Deux petites histoires pour illustrer mon propos. Dans un magasin, une de mes nièces passe à la caisse avec sa petite fille de 2 ans qu’elle tient par la main. Arrivent derrière elle une maman et sa petite fille sans doute âgée de 4 ou 5 ans. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire la plus âgée des petites filles se précipite vers la benjamine,  lui donne une claque retentissante et s’en va en riant. La petite se retrouve assise par terre en pleurs. Sa maman sidérée et furieuse la prend dans ses bras et se tourne  vers l’autre mère qui se contente de sourire et de dire : « C’est pas grave, votre fille n’a sûrement pas eu mal, et je ne peux pas gronder ma fille, elle est trop petite pour comprendre !!!! »

L’autre histoire se passe dans un square où j’assiste médusée à une scène du même genre. Là c’est un grand-père qui se promène avec son petit-fils d’environ 7 ans… qui tout d’un coup se dirige vers un garçon un peu plus jeune que lui et se met à le battre comme plâtre. Si le grand-père est intervenu, c’est uniquement pour tirer son petit-fils par le bras, sans un mot, laissant sur place les témoins abasourdis. Il avait peut-être simplement les épaules un peu plus voûtées qu’avant.


Si la famille dès le plus jeune âge, n’apprend pas à ses enfants à distinguer le bien du mal, qui le fera, et quand ?

B. Jacquelin, Médiateur - 27 mars 2015
                                            **************