On ne parle même plus des parents lorsqu’il s’agit d’éducation !


Aujourd’hui notre Association était invitée à participer à une table ronde à la maison de l’UNESCO à Paris. Le thème était : « Comment l’éducation peut-elle promouvoir efficacement le respect de la diversité et la tolérance ? »
Certaines interventions étaient intéressantes mais à mon grand étonnement pas une seule fois au cours de ces deux heures il n’a été question des parents. On parlait des enfants ou des jeunes des pays différents, des expériences dans les écoles, des adultes formés à les éduquer aux mêmes « valeurs », aux mêmes slogans.  Mais des parents on n’en a jamais parlé. Comme s’ils n’existaient pas, comme s’ils n’avaient aucun rôle à jouer, comme si ces enfants  étaient nés de nulle part, n’avaient ni parents, ni famille capables de participer à leur éducation, de leur transmettre leur histoire, leur culture, leurs coutumes, l’amour des autres et beaucoup de choses encore.

Cela m’a paru extraordinaire et incohérent : il faut que les jeunes connaissent les autres pour les respecter. Mais jamais  on ne s’occupe  de leur apprendre à se connaître d’abord eux-mêmes. Pourtant disait Socrate, philosophe Grec du Vème siècle avant Jésus Christ : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux. »

Je me suis permis lors du débat de poser la première question : quel était le rôle des parents dans leur schéma ?
Si Gabriel Brener (Argentine) a admis le rôle important des parents, pour Patrice Brodeur, directeur de recherche, les parents ne devaient être là que pour subir le même « enseignement » que leurs enfants. Rien de bon ne semblait pouvoir venir de leur part. Il a même proposé de faire venir aussi les grands-parents pour aller plus vite et que ce savoir qu’il considère unique et incontournable parvienne au plus tôt dans tous les esprits.
Et pourtant :
Les mamans ont horreur de la guerre qui prend leurs enfants. Ce sont elles qui leur apprendront le mieux à aimer et à respecter toute créature humaine… si on leur laisse le temps et la possibilité de le faire.
Brigitte Jacquelin – 18 mars 2015

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