Le rôle irremplaçable du père.


Désir de paternité, rôle du père, la question que l’on ne se posait pas autrefois, apparaît de plus en plus dans les livres, journaux et magazines car les hommes souvent cherchent leur place dans la famille.
Les différentes révolutions sociales ont remis en cause le patriarcat, libéré les femmes de leur position de dominée en provoquant un profond bouleversement des liens entre hommes et femmes.
Trop peut-être ? Je ne saurais y répondre, ce qui reste certain c’est que chacun doit garder le rôle qui lui est propre.
Christiane Olivier, psychanalyste, explique : « Le père doit s’occuper de son enfant à sa façon… et c’est ce qu’on lui reproche. Aujourd’hui, on voudrait qu’il s’en occupe comme une mère, pourtant quel est le besoin d’avoir deux mères et pas de père ? »
Dans l’histoire de l’enfant et très vite après la naissance, le rôle du père est fondamental. Il est le contrepoint absolu de celui de la mère dès la grossesse qui est de donner satisfaction à tous les besoins de l’enfant. C’est totalement nécessaire  dans les tous premiers mois de la vie  où l’enfant n’a aucune autonomie. Petit à petit le père doit casser la logique de cette relation fusionnelle: la mère est aussi son épouse, il doit remettre l’enfant à sa juste place. La construction de l’autonomie de l’enfant le demande.
Si le rôle du père commence aussi dès la grossesse, il est tout tourné vers la mère. Dans les premiers temps, son amour pour l’enfant se confond avec l’amour conjugal. Le père à ce moment-là a pour mission de mettre son épouse totalement en confiance, de la décharger des soucis et de l’entourer pour lui permettre d’être toute disponible à l’accueil de cette vie qui commence.
Souvent, c’est parce qu’il aime la femme qui lui donne cet enfant que l’homme va s’investir peu à peu dans sa paternité, tisser des liens affectifs avec l’enfant et jouer vis-à-vis de lui son rôle de père.
C’est lui qui aide l’enfant à quitter le refuge, qui le prépare au monde et le contraint à avancer. Comme le dit le pédiatre Aldo Naouri, dans une très jolie image : « Il est le mur où l’enfant peut appuyer son échelle pour grimper vers la vie. »
L’homme ne peut le faire seul,  il est important que la mère le reconnaisse comme père, c'est-à-dire qu’elle lui accorde le droit de limiter sa toute-puissance maternelle et de jouer son rôle de séparateur.

C’est à partir de là que chacun pourra être vraiment à sa place.
B. Jacquelin - 14 fév.2015
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