Harcèlement à l’école… et si c’était votre enfant ?


On en parle beaucoup en ce moment et avec raison. Il ne faut pas croire que cela n’arrive qu’aux autres. Harcelés ou harceleurs si l’on suit les statistiques cela finit par toucher un nombre important d’élèves. La scolarité est longue, il est plus que probable qu’un ou plusieurs de vos enfants soit un jour pris dans ce « mauvais jeu », d’un côté ou de l’autre.
Sans me préoccuper des causes et des raisons qui déclenchent le mécanisme, je voudrais simplement montrer ici que vous avez les armes pour en sortir votre enfant. Etant femme au foyer, plus que d’autres vous côtoyez vos enfants sans cesse. Vous les connaissez et vous les voyez changer. C’est là que le temps passé avec eux porte tout son fruit.
Pour le « harcelé », le changement d’humeur, l’anxiété et très souvent la chute des notes et du travail scolaire sont les premiers symptômes d’un malaise, du malaise. Soyez en alerte, intervenez  tout de suite avant que l’angoisse d’aller à l’école ne monte accompagnée de la perte du sommeil et du mal de vivre.
Vous avez deux rôles, le premier est certainement d’épauler votre enfant pour qu’il sache qu’il n’est pas tout seul, qu’il peut compter sur vous parce que vous l’aimez. A vous de décrypter ce qui se passe exactement. Choisissez le moment où il rentre de l’école la tête encore pleine de tout ce qui s’y passe ou le soir au moment d’aller vous coucher. Passez lui dire bonsoir et essayez-vous sur le bord de son lit. Qu’il soit en train de travailler ou déjà dans son lit, s’il ne dort pas tracassé par quelque chose, votre tendresse et votre présence seront les meilleurs atouts pour qu’il se confie.
Votre deuxième rôle est de vérifier, de faire la part des choses pour ne pas vous précipiter dans une impasse. Les amis de vos enfants et leurs parents si vous les connaissez, les professeurs bien sûr savent généralement ce qui se passe. Avec les professeurs et les instituteurs, soyez pondérée dans votre démarche, interrogez-les tranquillement. Vous en saurez bien plus si vous n’arrivez pas en accusateur. Cherchez déjà à comprendre et puis dites ce qui vous inquiète.
Quant au «harceleur » il a aussi besoin de vous pour comprendre ce qui ne va pas dans sa façon d’être. Il a besoin d’être accompagné pour pouvoir changer de comportement. Vous n’êtes pas d’accord mais vous êtes là pour l’aider parce que vous l’aimez toujours, il est important qu’il le sache.
Ensemble cherchez des solutions, une réunion avec les autres parents des enfants concernés et les professeurs peut apporter beaucoup de fruits si cela est fait dans une ambiance tranquille et déterminée. Il y a des actes qui sont inacceptables en général et à l’école, collège ou lycée en particulier.
Harcelé ou harceleur, cela ne peut pas rendre votre enfant heureux. Cela vaut le coup d’y passer du temps, ce genre de choses s’arrange rarement tout seul.

B. Jacquelin - médiateur