A propos de mon coup de gueule :


De Michèle : « La question reste entière concernant la reprise quand l'arrêt de l'activité professionnelle se prolonge " trop longtemps" au regard de la société. »

La réponse nous est donnée par nos adhérentes qui ont retrouvé du travail lorsqu’elles en ont cherché – vraiment- car c’est cela qui est le plus dur finalement : quitter cette liberté merveilleuse de la femme au foyer.

Certes il ne faut pas rêver reprendre sa place, son poste. Sauf cas exceptionnel personne ne vous attend. Mais on ne vous attend pas non plus si vous êtes au chômage ou si vous êtes malade.
Par contre si vous décidez de valoriser vos acquis, votre expérience, vous pouvez vous dire que vous aurez de la place partout. Vous le savez bien, les parents ne veulent pas s’occuper de leurs enfants, les enfants de leurs parents. Dès qu’il s’agit de service à la personne il n’y a plus personne. Cela fait des réserves incroyables d’emplois… Vous avez vu aussi la pénurie d’instituteurs, de professeurs, de directeurs d’école, d’assistants de toutes sortes, d’animateurs ou autres ?

On manque partout de gens d’aplomb, consciencieux, en bonne santé physique et morale. Il y a de plus en plus de DRH qui n’hésitent pas à dire : « Embaucher une femme de plus de 40 ans dont les enfants sont élevés et qui a envie de travailler, c’est être gagnant à tous les coups. Elles ont déjà joué leur premier rôle qui était de s’occuper de leur famille. Elles n’ont ni regrets, ni remords, On peut compter sur elles à fond, et si la remise en route est un peu difficile, elles mettront un point d’honneur à faire face. »
Quand à vos diplômes et vos compétences anciennes, elles se sont mélangées à ce que vous êtes et font maintenant partie intégrante de vous-même. 
Brigitte Jacquelin
                                                              *******************