« Ô l’amour d’une  mère… » V.Hugo
Je cherche en vain depuis quelques temps des écrits récents sur l’amour des mamans, ce lien qui unit la mère à son enfant, à ses enfants à jamais. C’est comme de chercher dans les magazines des photos de bébés, des photos de familles, des photos d’enfants et plus encore des photos de maman avec leur bébé. A part dans les magazines spécialisés « enfance » ou « éducation », il n’y en a pas. Ces photos sont pratiquement bannies du paysage français, comme si cela n’existait plus, comme si on voulait faire disparaître tout ce qui touche à la maternité.
Mais voilà,  nous les mamans nous ne voulons pas disparaître ! Nous ne voulons pas disparaître parce que notre rôle est trop important, il est trop beau pour qu’on nous le supprime. Il est trop magnifique pour qu’on NOUS supprime. Nous en savons quelque chose nous les femmes au foyer. Nous sommes au premier plan de la guerre faite aux mères et à leurs enfants. Nous gênons parce que nous savons qu’il ne suffit pas de les aimer pour que nos enfants grandissent bien même si l’amour est premier,  mais qu’ils ont aussi besoin de notre temps, de beaucoup de notre temps rempli de tendresse, d’éducation, de soins et de joie. Non vraiment, nous ne sommes pas dans le moule !
Nous avons le temps, la liberté et la plupart du temps nous sommes deux. Notre conjoint n’est pas pour nous l’ennemi, l’adversaire ou l’inutile, c’est l’homme choisi pour marcher ensemble sur la route de notre famille. Nous partageons tout : le bonheur, les projets,  les soucis et l’argent et plus encore nous sommes ensemble avec nos enfants. Nous ne sommes décidément pas dans le moule !
Du temps, la liberté, un homme et une femme, voilà bien ce qui effraie nos gouvernants depuis quelques dizaines d’années. Pour eux il n’y a que le travail qui compte et avec le travail l’appauvrissement, l’assoupissement des esprits. « Métro-boulot-dodo » le fameux slogan est plus que jamais d’actualité même si tout le monde fait semblant de ne pas y penser. Le travail donne de l’argent et une reconnaissance sociale dont nous avons besoin, certes mais avec discernement. Pas à tout prix, pas à n’importe quel prix.
Lorsque ce prix c’est celui du couple qui craque, des enfants malheureux ou qui dérivent et celui d’une existence qui n’a aucun sens, cela ne vaut pas le coup. Non, vraiment. Notre place au foyer est utile, elle est indispensable. Haut les cœurs. Nous n’avons pas besoin d’être dans le moule !
Bonne Année à tous et à toutes
                                                                              Brigitte Jacquelin - mardi 6 janvier 2015

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