Notre pays dit civilisé n’a-t-il pas perdu le bon sens qui fait le bien-être d’une société et d’un peuple ?



Revenant du Sénégal où j’ai passé une dizaine de jours pour des raisons familiales en Avril,  j’ai été frappée par la bienveillance de la population, la vitalité des familles et la joie qui se lisait sur les visages. Je sais pourtant que dans ce pays qui connaît aussi la crise, la vie n’est pas facile, que le tourisme est en baisse, que le chômage sévit.  Mais les enfants, nombreux, semblent heureux, les vieux ont leur place au sein des leurs, les femmes et les hommes vaquent à leurs occupations calmement et sans stress apparent…

En France, j’ai été accueillie par le froid, l’affaire Cahuzac, les visages tristes et moroses de mes concitoyens, les sondages pour tout et pour rien et qui souvent n’annoncent rien de bon. Que se passe-t-il ou plutôt que s’est-il passé pour en arriver là ?
Notre pays dit civilisé n’a-t-il pas perdu le bon sens qui fait le bien-être d’une société et d’un peuple ? Catherine Rouvier nous alerte sur le fait que « l’incommensurable noblesse, le caractère essentiel et quasi divin de la fonction maternelle, encore perceptible dans les sociétés moins développées, moins matérialistes, moins mécanisées que la nôtre ne sont plus perçus dans nos pays présumés civilisés » 

Pourtant un sursaut se fait entendre par le biais de la « Manif pour tous », par celui des veilleurs ou par les interventions de l’UNAF auprès du gouvernement pour que la famille ne soit pas détruite ou lésée, pour que la femme  ait comme l’homme sa part entière et particulière dans notre société.
Les consciences se réveillent : tout ne peut être permis si cela nuit aux plus faibles. Nous, les femmes, devons montrer qu’un autre féminisme est possible, celui qui, « réhabilitant la femme dans sa pleine dimension, lui permettra d’être égale aux hommes tout en restant différente et saura concilier modernité et maternité. » C. Rouvier

Marie-Christine Rousselin
Le 20 juin 2013