Extraits de la contribution de FAEF-UN à l’AG de la Fédération Européenne des Femmes Actives en Famille (FEFAF)





Changement de Président et changement radical de la vision de la famille française.
Conformément à ses promesses de campagne électorale le Président français et ses ministres entreprennent des réformes de la politique et du droit familiaux français, touchant à des repères fondamentaux de notre société, en particulier la légalisation du mariage des couples de même sexe, qui ouvrira à l’adoption et à la procréation médicalement assistée, puis, peut-être, aux mères porteuses.

Nous, c’est aux enfants que nous pensons et c’est pour eux que nous nous inquiétons. Sauront-ils qui ils sont et d’où ils viennent s’ils sont élevés par deux pères ou deux mères ?  L’homosexualité et les homosexuels eux-mêmes ne sont pas en cause, loin de là, mais il s’agit du bonheur et de l’équilibre des enfants.
Nous tenons à dire  l’importance  pour un enfant  d’avoir un père et une mère. Ils sont complémentaires et apportent chacun selon sa spécificité, un regard différent sur la vie, une transmission, un savoir faire, une ouverture au monde essentiels à la construction  et à la personnalité de l’enfant, ils lui permettent  d’avoir des repères qui lui permettent de se structurer.
D’une manière générale aujourd’hui, la vie n’est pas facile, elle l’est de moins en moins pour les enfants dont 80% sont confiés par leurs parents, dès le plus jeune âge, à une ou des  tierces personnes salariées durant la journée.
On peut se demander si ces enfants-là bénéficient d’une continuité éducative et affective indispensable à leur équilibre.
Grâce au rapport de Boris Cyrulnik, pédo-psychiatre, nous constatons avec tristesse, dans la société française, un accroissement des suicides d’enfants de 8 à 12 ans, âge que l’on considérait auparavant comme privilégié : les enfants encore loin des soucis d’autonomie et déjà ouverts à la vie étaient dans ce qu’on appelait «la période heureuse et sans problème», et cette étape était une bénédiction aussi bien pour les parents que pour les enfants.
Confrontés à la solitude lorsqu’ils rentrent de l’école ou ébranlés dans leur désir de protection et d’amour quand les parents se déchirent et se séparent, ils ont l’impression de ne pas compter pour grand-chose ou même d’être coupables.
Notre situation de femmes au foyer n’est pas pire ni meilleure qu’il y a quatre ou cinq ans. Simplement, nous savons peut-être de façon plus profonde et plus affirmée, pourquoi nous choisissons cette vie auprès des nôtres….

                                                                                                            décembre 2012
                                                                                                     M-Ch Rousselin, présidente 



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