DES NOUVELLES DE L'EUROPE

L’UNION NATIONALE FEMMES ACTIVES ET FOYER ADHERE A UNE STRUCTURE EUROPEENNE, LA FEFAF.

La Fédération européenne des femmes actives au foyer regroupe des associations de femmes actives au foyer d’Italie, de Belgique, de Grande Bretagne, du Danemark, d’Europe de l’Est, d’Allemagne…


Elle défend l’idée que toute femme, tout homme doit avoir le libre choix d’organiser elle-même, lui-même, son itinéraire de vie, en fonction des besoins de sa famille, sans moduler sa vie sur celle des personnes poursuivant une carrière rémunérée à temps plein.


La FEFAF demande donc :

  • la reconnaissance de la valeur humaine, sociale, culturelle économique du travail familial non rémunéré de CARE (attention, soin, éducation), effectué au foyer au profit d’un membre dépendant de la famille.
  • la valorisation de celle qui fait ce travail : La dignité et la citoyenneté doivent être basées sur des valeurs humaines et pas seulement sur des valeurs économiques.

Il est en effet nécessaire de prêter attention à ces femmes pour diminuer leur pauvreté et lutter contre leur précarisation .7 pauvres sur 10 dans le monde sont des femmes. En France, 83% des retraités percevant moins de 500€ par mois sont des femmes.

  • un statut et des droits sociaux propres adaptés, non liés à un travail rémunéré, pour prendre en compte le temps de travail familial.
  • la mise en œuvre d’une politique familiale qui prenne en compte les besoins des familles, les cycles de vie et qui soit distincte d’une politique de l’emploi.
  • un dialogue civil régulier des pouvoirs publics avec les associations.

Concrètement, la Commission a organisé, un premier forum européen sur le changement démographique. Si certaines autorités et experts ont martelé que l’Europe ne pourra faire face au vieillissement de sa population « qu’en faisant plus d’enfants et donc en prévoyant plus de lieux d’accueil hors famille et en obligeant les travailleurs à travailler plus longtemps », dans la salle de nombreuses voix se sont élevées , soutenues par le Commissaire Splida et son administration , réclamant que les enfants ne soient pas considérés comme des « porte monnaie chargés de payer les pensions » mais comme des personnes ayant droit à une vie de famille. Il a été demandé que les familles soient considérées comme les premiers lieux d’accueil de ces enfants et que tout soit fait pour les aider à prendre en charge les enfants à naitre. Il a été demandé avec beaucoup d’insistance que les personnes assurant la prise en charge des enfants comme des personnes dépendantes soient reconnues et que la valeur de ce travail soit prise en considération. Un langage nouveau dans ce genre de réunion au sommet qui est très positif. .

Au Parlement européen, Madame Zaborska ayant fait un rapport demandant que la famille retrouve toute l’importance à laquelle elle a droit, a été réélue présidente de la Commission de la Femme. La FEFAF travaille avec ses services pour mettre sur pied une concertation d’ONG pour lesquelles le travail rémunéré n’est pas une fin mais une possibilité de statut en cours de vie. La FEFAF travaille également avec l’intergroupe famille.

Au Conseil de l’Europe, travail sur un rapport sur l’importance des politiques adaptées aux besoins des familles. La ministre allemande de la famille a proposé la signature d’une alliance européenne pour la famille. La FEFAF a eu l’occasion de la rencontrer. Plusieurs ONG et le Comité Economique et Social européen ont demandé que la famille et le parent au foyer retrouvent leur place dans la société.

Le Comité Economique et Social propose que la Commission élabore un véritable registre des bonnes pratiques en matière de politique familiale et d’autre part la signature d’un pacte européen pour la famille, à l’image du pacte européen pour la jeunesse. Ce pacte comporterait des engagements concrets de la part des Etats membres :

  • Mise en œuvre de politiques répondant aux attentes des populations sur le nombre d’enfants souhaités par les couples européens, dont toutes les enquêtes montrent qu’ils souhaiteraient avoir plus d’enfants qu’ils n’en ont.
  • Fixation d’un plancher de budgets publics consacrés aux enfants et aux familles, donc aux investissements pour l’avenir, pour éviter qu’ils ne soient éventuellement laminés par les coûts collectifs de la « gérontocroissance ».
  • Garantie de promouvoir un environnement favorable aux familles, aux mères, aux pères et aux enfants (congés parentaux, adaptation des horaires de travail…)
  • Engagement de permanence et de durée des mesures prises en faveur de l’enfance et de la famille, la pérennité de ces mesures étant la clé de leur succès.

La FEFAF est donc très présente et participe également à de nombreuses rencontres pour que le travail familial soit mieux connu.

La FEFAF dispose d'un site: http://www.fefaf.be/contact_fr.php