Revue de presse Mai 2007

« L’ébranlement d’un ordre social ancien et d’abord celui de la famille aura bien avant l‘école, cisaillé l‘apprentissage élémentaire de la parole. La trépidation de la vie contemporaine, son impatience économique et, plus encore, le travail des femmes auront privé l’enfant de la médiation exigeante et bienveillante des mères au foyer. Les heures perdues pour le composé maternel de tendresse et de fermeté ne se rattrapent pas aisément. »

Le Point du 8 Février 2007 Editorial de C. Imbert

« Notre époque est sans pitié pour les femmes. Sommées de courir du bureau au berceau, de jongler entre la cuisine et les devoirs du soir, d’exceller aux réunions et de contribuer aux gains du ménage, on leur demande de tout assumer. Il me semble que l’effrayante augmentation des divorces est aussi due à la déstructuration d’une société qui soumet les femmes à d’impossibles exigences. Epuisées par les transports, exténuées par le travail, les femmes n’ont guère le temps et l’énergie de se consacrer à la tenue du ménage et à l’éducation des enfants, qui pourtant sera précieuse plus tard à ceux-ci.

(…)En acceptant de tout assumer, la femme moderne est devenue son propre bourreau. Certes en gagnant de l’argent elle a acquis une forme d’indépendance, dont on sait au fond qu’elle est sœur de la solitude. Le grand paradoxe, c’est que se sont les maris qui sont finalement les grands vainqueurs du féminisme et ce bien souvent au détriment de leur propre charisme : leurs épouses travaillent autant qu’eux et doivent gérer la vie du foyer. J’observe pourtant un revirement chez des jeunes femmes instruites et diplômées qui ne courent plus après ce marché de dupes et cherchent avant tout une vie familiale épanouie.

La jeune génération a tout à coup réalisé qu’elle n’a plus envie de tout consacrer à sa carrière. Mes carnets sont remplis de numéros de téléphones de femmes jeunes, brillantes, intelligentes, belles et désespérément seules. Après un premier mariage raté, elles attendent en vain qu’on les courtise. De plus en plus d’hommes refusent de s’engager avec des femmes mariées d’abord avec leur métier. Beaucoup de mes amis avouent préférer épouser une femme qui n’aurait pas une brillante carrière, mais serait parfaitement capable de s’occuper de lui et des enfants. Au risque de choquer, je crois que les femmes qui ne saisissent pas l’importance de cette charge et les lourdes responsabilités qu’elle implique feraient mieux de rester célibataires. Bien sûr les féministes pousseront de hauts cris et vous me rétorquerez qu’il faut bien vivre !

Le vrai problème en France est celui de la reconnaissance de la condition sociale de la femme au foyer. Lorsqu’elle fait ce choix, on la soupçonne de paresse et de manque d’ambition. Quelle erreur ! Et quelle noble tâche que d’éduquer sa progéniture ! Plutôt que de les culpabiliser, la France devrait plutôt donner les moyens à ces femmes de se consacrer à cette tâche sans que les revenus du ménage en pâtissent. Je suis on ne peut plus favorable au salaire parental, le métier de mère au foyer mérite infiniment plus que les maigres allocations familiales que l’Etat leur octroie. Qui sait si, par ce biais, on ne ferait pas des économies conséquentes, moins de crèches, moins d’impôts pour les couples, moins de chômage féminin, etc. ? Sans doute aussi éviterait-on bien des divorces… (…)

Le Figaro du 24 Mars 2007 par N. de Rothschild

« Six ans après la parution de la circulaire sur la composition de repas et la sécurité des aliments dans les restaurants scolaires, l’équilibre nutritionnel des menus n’est toujours pas une priorité. Selon l’Afssa( Agence française de sécurité sanitaire des aliments), qui a mené une étude sur la restauration scolaire, seul un tiers des 784 collèges et lycées examinés ont inscrit l’équilibre alimentaire dans leur projet d’établissement. Et un quart utilise la grille de fréquence de présentation des aliments qui aide à équilibrer les menus. Les gestionnaires de cantine interrogés estiment que par manque de moyens et de formation des personnels, il est trop difficile de mettre en place l’éducation nutritionnelle et au goût, de garantir des régimes spécifiques pour les enfants allergiques et d’assurer l’équilibre alimentaire des repas. Ils invoquent aussi la réticence des élèves à changer d’habitudes. (…) 36% des collèges et lycées proposent une animation autour de l‘alimentation au moins une fois par trimestre. »Les thèmes privilégiés sont alors la cuisine internationale et les spécialités du terroir. Pas la diététique ou l’équilibre alimentaire…

Que Choisir Mars 2007.

Commentaire : dommage quand on sait que 16% des enfants de 9 à 11 ans sont en surpoids (2002). La cantine rend certes service, mais les habitudes alimentaires bonnes ou mauvaises s’acquièrent à la maison, par imprégnation en quelque sorte. Les mamans sont là en première ligne. Malheureusement les modes de vie actuels ne favorisent pas une alimentation variée et équilibrée, riche en fruits et légumes, qui demande un peu plus de temps de préparation.

Pouvoir déjeuner à la maison, inviter des amis, manger les premiers radis, se rassasier d’une purée maison et d’œufs coque, quel privilège ! Pourquoi tous les enfant ne peuvent-il pas en bénéficier, ils aiment pourtant !


89% des responsables associatifs ont pour motivation principale à leur engagement :

  • La cause soutenue par l’association
  • Le sentiment d’agir pour les autres et d’être utile à la société

Etude CERPHI 2007

28% des français sont engagés bénévoles ce qui représente 720 000 équivalents temps plein

INSEE

La France championne des naissances, Vive les bébés

« Avez-vous remarqué l’invasion de ventres rebondis qui affecte depuis quelques années les pubs, les clips, et les affiches ? Et, dans les magazines people, la multiplication des bébés cadum souriant dans les bras de leurs célèbres parents ? Ces cohortes de charmantes trentenaires croisées à tous les coins de rue, qui portent haut leur ventre fécond tout en pilotant adroitement une poussette ? Ces épidémies de congés maternité dans les entreprises ? La France, qui bientôt devra choisir, pour le poste de président de la République, entre une mère de quatre enfants et un père de famille nombreuse recomposée, semble décidément être entrée dans une nouvelle ère du biberon.(…)

On trouve toutes les motivations au royaume enchanté de Bébéland, y compris l’attrait du congé parental rémunéré (514 euros mensuels). Mais, le plus frappant, c’est que le désir de maternité se vit et s’exprime aujourd’hui comme une pulsion vitale surgie du fond des tripes, irrésistible, fiévreuse, inexplicable et en même temps absolument légitime. C’est désormais sans complexe ni réticence que les jeunes mères savourent les délices du pouponnage, convaincues d’explorer une des potentialités les plus précieuses de leur féminité. On est loin des féministes des sixties qui tenaient par-dessus tout à se démarquer du modèle dévalorisé de la femelle pondeuse sacrifiant sa féminité pour se consacrer aux soins de sa couvée. Les enquêtes menées par l’Institut des Mamans sont éloquentes. Près de la moitié des mères choisissent d’allaiter pour tisser une relation plus proche avec leur enfant. Cette tendance a enregistré une hausse de dix points en six ans ! Ce qui était conçu naguère comme une aliénation est vu aujourd’hui comme un retour aux sources, un comportement naturel et quasiment écologique (…)

Réconciliées avec leur destin biologique, assumant pleinement leur désir de maternité, il n’est guère étonnant que les mères affichent un moral au beau fixe. « Lorsqu’on leur demande de qualifier leur vie sur une échelle de 1(l’enfer) à 10(le paradis), elles sont à 94% proches du paradis, avec une note moyenne de 8/10 ! » résume Hélène Lepetit. Dans un pays qui se complait dans l’autoflagellation et la morosité, elles apportent une note d’optimisme foncier. (…)

Le Nouvel observateur du 7 mars 2007.

100 000 euros par an (8 000 euros par mois) : c’est le salaire auquel les femmes au foyer peuvent prétendre.

Ce qui équivaut à 138 095 dollars par an !

Par comparaison un responsable marketing aux Etats-Unis gagne en moyenne 89 200 dollars annuels et un représentant commercial 62 500 dollars.

92 heures par semaine : c’est le nombre d’heures de travail des mères au foyer avec très peu de pause.

Source : enquête de l’institut américain Salary.com qui se base sur 40 000 mères.

Et elles sont qualifiées d’inactives par l’INSEE (sic) n.d.l.r.

C’est un vrai métier que d’élever et de s’occuper de ses enfants et qui devrait rapporter gros quand il est exercé à temps plein. Peu importe le nombre d’enfants, c’est la superposition des métiers exercés qui explique ce salaire mirobolant. Dix métiers ont été ainsi valorisés dans l’étude: femme de ménage, aide maternelle, cuisinière, technicienne de machine à laver, concierge, opératrice d’ordinateur, gérante dans un bâtiment, conductrice, pdg et psychologue.

Europe 1 et 20minutes.fr le 4 Mai 2007