Revue de presse Janvier 2006

La revue de presse de cette rentrée est riche, pleine de tonus, à votre image ! Vous avez d’ailleurs été sollicitées et FAEF citée plusieurs fois.

On trouve les femmes au foyer dans les rubriques « Vivre aujourd’hui », « Société » (trois fois), « Débat », « Magazine », « Notre vie ». Effectivement les femmes actives au foyer sont bien au carrefour de la vie de famille et de la vie de la société, de plus en plus incontournables.

Probablement un peu interloqués par le déferlement US de la série « Desperate housewifes » ou la publication en France du livre « de la nouvelle féministe américaine » J. Warner « Mères au bord de la crise de nerfs », les journalistes veulent en savoir plus.

« Cette révolution silencieuse », « pouponner, le dernier chic américain » (Marianne), ce « renouvellement des valeurs », ce « nouvel hédonisme », « ce retour en force de la famille » (Famili), intrigue, surtout s’il s’agit de femmes qui réalisent une belle carrière. « Elles dérangent ces femmes qui désertent les bureaux le temps d’un congé parental ou définitivement. Elles exaspèrent les féministes arc-boutées sur leurs conquêtes. Enervent leurs consoeurs omnubilées par l’égalité professionnelle entre hommes et femmes » (L’Express). Toutefois il serait « stérile de faire la politique de l’autruche face aux aspirations des femmes à vivre et à travailler autrement » (Marianne).

Si seulement les politiques pouvaient en être convaincus ! (ndlr)

Le constat est unanime : elles ne sont « pas vraiment désespérées » (VSD, Famili), leur décision est « un choix qu’elles assument » (Ouest France).

VSD fait le portrait de quatre femmes au foyer : La « créative, la « dynamique », l’ « épanouie », l’ « indépendante ». On est loin des caricatures. Pour Famili, « les quatre jeunes femmes que nous avons choisies sont représentatives d’une nouvelle réalité sociale : actives, modernes, diplômées, elles sont revenues à la maison par choix… et elles s’y épanouissent ! »

Pour autant le tableau reste réaliste.

La fatigue, le budget restreint, les risques, les regrets parfois, la difficulté à retrouver du travail, ne sont pas occultés. De plus, « le souci de l’enfant, de sa santé de son équilibre, de la réussite scolaire obligatoire se transforme en nouveau challenge féminin » remarque VSD. « Au secours, la mère parfaite revient », des Etats-Unis, aurait pu ajouter le magazine Elle, qui publie un entretien avec J. Warner, journaliste et auteur d’un livre intitulé « Mères au bord de la crise de nerfs ». Certaines femmes à la maison se trouvent démunies face aux tâches de tous les jours souligne Famille Chrétienne, à tel point que des entreprises proposent des formations ou même un coaching domestique à domicile. Nous pourrions faire de la publicité pour le livre « La maison des compétences » édité par l’association suisse amie, le syndicat des personnes actives au foyer!(ndlr)

Certains journaux ont eu la bonne idée d’interroger les conjoints qui expriment de « la reconnaissance » (Famili), mais aussi « le stress » que représente la responsabilité financière que le mari est alors seul à assumer (Famili). Ouest France précise que la décision de se consacrer principalement à sa famille est une décision qui se prend à deux.

« Je ne veux pas faire comme ma mère ! » s’exclame Corinne dans Maxi, qui pointe le vécu des mamans de ces femmes. « Les souvenirs d’enfance » (Marianne) influencent bien sûr les parcours.

Les témoignages proposés permettent enfin de faire un petit tour d’horizon des motivations de ces femmes.

« Elever des enfants c’est un vrai boulot, et nombreuses sont celles qui choisissent de l’exercer à plein temps, au moins pendant les premières années de leurs rejetons. Alors adieu le stress et les doubles journées, mais aussi adieu la carrière, la formation, le statut social et la retraite… » (Marianne). Les témoignages sont éloquents : « profiter des ses enfants » (Marianne), « avoir une relation complice avec mes enfants » (Maxi) sont le reflet du désir des femmes de « vivre et travailler autrement » (Marianne). « Les rejetons ne sont pas leur unique motivation protestent les intéressées.

Elles veulent souffler, se reposer (…). Ce n’est pas si simple de tout concilier, boulot, enfants, couple. » (L’Express).

Enfin « les femmes comme les hommes ont compris qu’il ne faut pas tout miser sur le travail. Tous développent des mécanismes de protection face au surinvestissement professionnel. » (L’Express). Donc le désir d’être avec ses enfants, la difficulté et la charge que représente la double casquette pour les femmes, la prise de recul par rapport au monde du travail sont les principales motivations recensées.

Les articles, tous différents, correspondent bien aux différents types de lecteurs auxquels ils s’adressent ; c’est sans doute pour cela que les besoins des enfants en termes de stabilité, de rythme, de transmission sont si peu évoqués. La priorité donnée à la vie de couple qui est le ciment de la vie de famille est aussi peu ou pas abordée.

La proposition de D.Mach est relayée dans VSD et Marianne, quelques chiffres aussi ou références intéressantes.

Le dossier de Marianne, le plus original dans sa présentation, nous a beaucoup intéressée. Illustré de jolies photos années 60 colorisées, nous avons été séduites mais elles sont aussi un brin provocantes. La femme au foyer est identifiée sur les photos à une ménagère certes charmante, mais tout de même, poussière, vaisselle, linge ne s’accumulent-ils pas de la même façon chez les unes et chez les autres ? C’est une vision étroite, datée et qui peut sembler bien superficielle du rôle de la femme active au foyer. Et pourtant, dans le même temps, l’hebdomadaire est celui qui essaye le mieux de mettre en perspective ce qu’il appelle « La révolution silencieuse des femmes au foyer ». Il conclut en disant que « de plus en plus de jeunes femmes savent et sentent ce que le monde de demain peut devenir (…) L’idée des enfants fardeaux et de l’enfer de la corvée des tâches domestiques tend à s’effacer avec la disparition de la sécurité de l’emploi à vie.(…) Il faudrait promouvoir un temps de travail à la carte, réparti tout au long de sa vie active et permettant de concilier désir d’enfants et désir d’emploi sans créer de trappes à inactivité ». Voilà un vrai début de réflexion ! Plus que jamais les femmes ont quelque chose à dire !

Elle 4 Septembre 2006, VSD 13 au 19 septembre2006, Marianne 16 au 22 Septembre 2006, Ouest France 24 septembre 2006, Famille Chrétienne 9 septembre 2006, L’Express 5 Octobre 2006, Maxi 30 Octobre 2006, Famili novembre 2006 .