Désir d'enfants... et droit des enfants.


"Les personnes qui désirent un enfant sont prêtes à tout pour réaliser leur désir, et leur bonne volonté peut occulter la méconnaissance des droits des enfants qui résulte du recours à la GPA, méconnaissance d’autant plus subtile qu’elle est enrobée de bons sentiments et d’affection.

C’est la raison pour laquelle il faut des lois qui protègent les enfants, y compris contre les bons désirs dont ils sont l’objet, pour garantir au maximum le respect de leurs droits. La loi doit être d’autant plus vigilante que, si les personnes en mal d’enfants n’ont que de bonnes intentions, tel n’est pas le cas des acteurs de l’industrie de la procréation qui exploitent ces désirs et ces souffrances pour en tirer profit.

Nos enfants...



Depuis l’enfance, souvent depuis la naissance une très grande majorité des enfants de France ne sont plus gardés par leurs parents. 
En 2006 déjà, une étude indiquaient qu’ils étaient 50% à être confiés, dès l’âge de 4 mois et jusqu’à deux ans pendant que les parents travaillent. Le chiffre augmente encore très largement après le passage des deux ans. 

Ces enfants, pris en charge dès tout petits,  par une ou plusieurs garde, dans une ou plusieurs structures, apprennent à ne dépendre de personne, à n’obéir qu’à eux même et à jouer avec l’amour et la sensibilité de leurs parents. 

Car les parents qui aiment leurs enfants, mais sont fatigués par leur journée de travail, n’ont ni le courage ni l’envie, ni le temps de prendre la casquette d’éducateur. 

N'oublions pas qu'aimer demande du temps, de l'énergie et une bonne dose de volonté pour  mettre toujours en priorité sa responsabilité d'époux et de parents.
Brigitte Jacquelin

« Papa tu m’écoutes ? Papa je te parle ! »


Savoir écouter ses enfants
15 janvier 2015

« Papa tu m’écoutes ? Papa je te parle ! », parfois Melle Petite me dit cela lorsque, à table, elle me parle et je n’écoute pas. Pourtant c’est l’un des principes de base de l’éducation positive.
Il n’y a rien de plus frustrant que de parler dans le vide, autant pour les parents que les enfants. Cela ne vous est-il jamais arrivé ? Surtout vous mesdames ? Les enfants concentrés dans leurs activités, focalisés sur ce qu’ils font, le mari plongé sur son smartphone et vous, un sentiment d’être ignoré à 200% et un pétage de plomb à la clé ?
Alors imaginez un enfant, petit, face à un monde d’adulte, qui parle et dont le parent répond « oui, oui » laconiquement tout en restant l’oeil fixé sur l’écran, sans fermer son livre ou son journal ? Quelle serait sa réaction ? Frustration, colère, laissé pour compte, ignoré ? Allez continuez la liste et vous verrez qu’il se sentira aussi rejeté, blessé, rabaissé, peur, abandonné, …
On pourrait dire, oui mais ce n’est pas grave, on pense que l’enfance est tout est rose licorne à paillette. On se dit que ce qu’il raconte n’est pas important du tout, ce n’est « qu’un enfant » ! Par exemple une petite embrouille avec ses copains ça se règle tout seul. Et puis il apprendra les choses à la dure, comme vous, hein ? Alors qu’en fait il y a racket et que sans écouter, on ne peut pas savoir, comprendre, agir.

C’est réconfortant d’être écouté

Ecouter c’est être actif, attentif, vigilant, attentionné. Il faut savoir laisser son activité, se mettre à hauteur de l’enfant, voire même à l’écart avec lui, et le laisser parler sans critiquer, sans montrer son savoir, sans lui forcer la main.
Des « humm », « oui », « j’écoute » sérieusement l’aideront à discuter avec lui, à entendre et comprendre ses sentiments. Nos enfants ont des choses importantes à nous dire. Il faut apprendre à être disponible même si le sujet nous semble léger, comme dirait l’autre, un train peut en cacher un autre !
Écouter, ce n’est pas donner des conseils et des solutions toutes faites !
L’écoute doit être active et surtout sans critique, sans couper l’enfant à tout bout de champs ou diminuer ses sentiments, bref écouter avec empathie, est un superbe cadeau que vous pouvez lui faire.
C’est à ce moment que l’enfant pourra nous dire ce qu’il a sur le coeur. Nous pouvons aussi lui demander quelle solution il peut trouver pour régler le soucis. L’important et de voir les choses ensemble et surtout de ne pas le juger. On écoute d’abord, on reformule, on parle,  on accepte l’autre et on trouve une solution au besoin.
Parfois simplement écouter suffit à détendre l’enfant. Il a passé un moment avec son parent et se sent rassuré, il sait qu’on l’aime et nous le retourne.
Apprendre à écouter un enfant de manière empathique l’aidera à s’écouter lui-même. Il se sentira important vis-à-vis de ses parents et des autres adultes aussi.
C’est une pratique de tous les jours, cela s’apprend et au début c’est dur je l’avoue. On retombe facilement dans le travers du « plus tard », « je suis occupé », « va voir ton père », etc. C’est alors qu’il faut se faire une auto-alerte, surtout si on voit que l’enfant passe en mode colère ou renfermement sur lui-même.
Bonus sur le gâteau, savoir écouter un enfant, c’est aussi savoir s’écouter soi-même. On peut apprendre beaucoup de nos propres sentiments et les extérioriser ensuite à son conjoint ou ses enfants. S’ils apprennent à parler et être écouté, ils finiront aussi par vous écouter !

Papa blogueur
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Pourquoi les garçons perdent pied et les filles se mettent en danger...



Élever nos filles et garçons de la même manière est une absurdité, martèle le spécialiste américain Léonard Sax, docteur en psychologie et en médecine, dans un essai étayé sur les stéréotypes qui vient de sortir en France.
Les garçons et les filles n’ont pas les mêmes besoins. Ainsi, non seulement la suppression des différences de genre ne les rend pas égaux, mais elle les rend aussi moins humains, moins heureux, et induit des pathologies comportementales. 

Si les filles ne sont pas ancrées dans leur identité sexuée, elles vont se faire une idée fausse de la féminité, vouloir plaire à tout prix et se conformer aux désirs du professeur. C’est la raison pour laquelle elles sont irréprochables à l’école, postent cinq fois plus de photos d’elles sur les réseaux sociaux Snapchat ou Instagram, sont tentées par les vêtements provocateurs.

Les garçons, eux, vont désinvestir l’école et transférer leur besoin de conquête sur les jeux vidéo. Ils vont se contenter d’anéantir des villages virtuels sur Clash of Clans… Plus tard, la même logique pourra les pousser devant les films pornographiques.

Pour les filles, être appréciées compte davantage que décider. « Il y a dix ans, j’ai compris que la paresse des garçons et l’énergie obsessionnelle des filles étaient deux facettes d’un même dysfonctionnement. » Si on ne les éduque pas différemment, c’est la société de consommation qui s’en chargera et les conduira à l’égocentrisme et au manque de réalisme.

Heureusement, les parents peuvent aider leurs enfants à devenir plus qu’un « adulte générique » : homme ou femme. Il leur revient de faire preuve de fermeté et de contredire les filles sur ce qu’elles portent au collège, d’interdire l’accès à Internet dans les chambres, de réglementer les heures d’écran et, surtout, de cultiver la vie intérieure des jeunes. Leur mission d’éducateur est d’apprendre aux enfants à connaître leurs qualités propres, s’interroger sur ce qu’est être une femme ou un homme. En les faisant réfléchir sur la manière dont ils pourront combler leur vide spirituel, en leur donnant une vue d’ensemble de la place de l’Homme dans l’univers, ils proposeront un sens à leurs jeunes vies.
Bientôt, homme et femme, ils sont préparés à vivre et aimer leurs différences.
FC 10/02/2014

Appel de 119 sénateurs : «Les droits de l'enfant sont plus importants que le désir d'enfant»

Le besoin de tout enfant d'avoir un père et une mère mérite la plus grande attention du législateur, avertissent Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat (LR), ainsi que 117 autres parlementaires de différents groupes de la Haute Assemblée.

S'il manque le temps pour aimer et éduquer et la volonté de prendre ce temps, de quelle responsabilité de parents parlons-nous? Nous occupons-nous vraiment de ce qui rend nos enfants heureux?



L’autre jour je lisais dans le supplément hebdomadaire d’un journal régional la lettre poignante d’une mère qui disait à peu près ceci : 
« Notre fils, sa femme et leur bébé vivent à Toulouse. Nous nous habitons en Bretagne. 
La dernière fois que nous sommes passés dans leur ville pour affaire, il a refusé de me voir. 
Je lui ai écrit pour lui rappeler le respect qu’il doit à sa mère, il l’a très mal pris. 
Il affirme qu’il a manqué d’affection durant toute son enfance, qu’il a mal vécu son adolescence et qu’il est malheureux aujourd’hui. Son père et moi travaillons, nous n’avons pas été assez disponibles, c’est vrai, mais notre fils et notre fille ont fait leurs études jusqu’à bac + 9, ont leur permis, une voiture, un appartement. 
Je souffre de son immaturité et de son agressivité. Nous sommes près d’une rupture dont nous ne voulons pas. »

La réponse de la psychologue m’a paru pleine de bon sens : « La paternité  a peut-être permis à votre fils de réaliser certaines choses de sa propre enfance car le fait d’avoir un enfant réactive le passé. 
Vous dites vous-même que vous n’étiez pas toujours disponible. Même si vous avez donné à votre fils tout le confort matériel et même plus, il semble que son besoin essentiel de présence maternelle n’ait pas été comblée. 
Il n’est pas question de vos culpabiliser, à l’époque vous étiez accaparée par votre travail et vous pensiez faire le mieux possible pour vous enfants.

Mais aujourd’hui votre fils, devenu père, trouve le courage de vous parler de ses manques. 
Écoutez-le, acceptez sa souffrance et montrez-vous enfin aussi disponible qu’il l’aurait souhaité quand il était petit garçon. Vous lui prouverez ainsi que vous êtes capable de vous remettre en cause et que vous l’aimez suffisamment pour reconnaître vos erreurs. »

B.J.