Les devoirs à la maison... sans s'énerver!


"Va faire tes devoirs ! ! !" Pour de nombreux parents, le travail à la maison est une dure épreuve, et ce qui devrait être un fructueux moment d'apprentissage se transforme en soirées gâchées et parties de bras de fer. Mais comment sortir du pensum ? Rencontre avec Laetitia Guedon *, formatrice en gestion mentale, conseillère pédagogique au groupe scolaire Fénelon-Sainte-Marie, à Paris.
Caroline Wallet
Que proposez-vous aux parents qui veulent aider leurs enfants à faire leurs devoirs à la maison ?
Il s'agit avant tout d'exercer son bon sens. Si l'enfant a de bons résultats, en rapport avec le travail qu'il fournit, il n'y a rien à changer. En revanche, s'il a de mauvaises notes ou que les bonnes notes sont obtenues au prix d'un effort trop important - il n'a plus le temps de jouer ni de faire du sport -, il faut modifier son style d'accompagnement.

Concrètement, que faut-il changer ?
Il est nécessaire de revoir ses habitudes et les nôtres ! Beaucoup de mères, croyant bien faire, s'empressent de mettre leur enfant au travail dès le retour à la maison ; surtout si elles savent qu'il est en difficulté. "Pour gagner du temps", certaines distribuent le goûter sur le chemin du retour ! En sortant de l'école, l'enfant est fatigué par la concentration fournie, par sa vie sociale. Il a besoin de se détendre. Il y a fort à parier que le temps qu'il va passer sur ses devoirs est beaucoup plus important que le temps de travail efficace qu'il va pouvoir fournir. Peut-être ne réussira-t-il pas du tout à faire ce qui lui est demandé ? L'épreuve de force, le cercle vicieux, se met en place. Les parents accentuent leur pression : il faut travailler plus. Lui a déjà l'impression de ne faire que cela ! Découragement et frustrations apparaissent. Lorsque les parents rentrent du bureau, ils ne se jettent pas tout de suite sur leur ordinateur ou leur livre ; ils s'octroient un moment pour souffler. Laissons de même à l'enfant le temps de goûter assis, de parler de ce qu'il veut, pas forcément de l'école. On peut s'intéresser à sa journée à lui, pas seulement à celle de l'élève : "A quoi as-tu joué aujourd'hui ? A côté de qui étais-tu à la cantine ?" Ainsi, il existe pour lui-même et ne sent pas seulement peser sur lui la quête anxieuse de ses parents : a-t-il réussi la dictée, le contrôle de maths ? Demandez-lui ensuite ce qu'il aimerait faire : jouer, dessiner, sortir, ou rêver sur son lit ? C'est une des seules fois dans la journée où il a la possibilité de choisir. Il doit pouvoir décharger cette énergie - physique, créatrice - contenue durant le temps scolaire, et qui, non exprimée, l'empêcherait de bien travailler. Il faut compter une bonne heure de repos. On fixe avec lui une limite dans le temps : "Quand tu te seras détendu, tu feras tes devoirs". A l'heure dite, il faut exiger de lui qu'il s'y mette. En réalité, le temps de récupération permis est du temps gagné pour le travail.

Que faire lorsqu'il montre de la mauvaise volonté pour se mettre au travail ?
Nous parlons d'un enfant en réelle difficulté scolaire. Quand les mauvais résultats viennent d'un manque de travail manifeste, et uniquement d'un manque de travail - ce qui est très différent de difficultés d'apprentissage -, cela relève de l'autorité des parents. La mauvaise volonté peut aussi venir du désespoir de celui à qui ses parents disent : "Tu joueras lorsque tu auras fini tes devoirs". Il sait que le risque est grand de s'entendre dire après qu'il est l'heure de dîner et d'aller au lit ! Il voit donc s'éloigner toute possibilité de s'amuser. Je propose au contraire de lui expliquer ce qu'il va faire : se détendre dans un premier temps, puis se mettre au travail. Ses parents exigeront alors de lui ce temps de travail, adapté à son âge. Il s'agit d'un contrat qui demande une certaine discipline et organisation.

Lorsque l'enfant est bien reposé, il faut tout de même qu'il s'y mette !
Oui, après le temps de détente proposé, il s'agit de "revenir" peu à peu vers l'école en prenant des nouvelles de sa journée de classe. Demander à l'enfant par quoi il veut commencer le valorise. De plus, s'il débute par ce qu'il aime, son travail sera plus vite et mieux fait. Dans le cas contraire, il y a risque de découragement.

Que faire justement lorsque l'enfant se décourage ?
Ne pas nous décourager, nous ! Ou en tout cas, ne pas le montrer. Au contraire : on croit en lui et on le lui fait savoir. Je dis aux parents que je rencontre : "Vous devez vous positionner en fan". Lorsqu'il revient avec une mauvaise note, il est important de le rejoindre : "Qu'a dit la maîtresse en rendant la dictée ? Qu'as-tu ressenti alors, as-tu eu envie de pleurer ?" Il doit se sentir compris et soutenu pour avancer. On peut essayer de chercher des circonstances extérieures atténuantes : "Tu étais peut-être fatigué ?" Il faut lui laisser penser qu'il peut faire mieux. Si on lui laisse croire qu'il n'est pas bon, il ne peut plus se projeter dans l'avenir ! S'il est découragé, le message à faire passer au moment des devoirs, c'est : "Viens, je vais t'aider. Je découpe les étiquettes et tu les colles !" Ou bien : "Avance la rédaction de l'exposé et je cherche les définitions dans le dictionnaire". Il est important de saisir toutes les occasions de le féliciter : "Bravo, tu as été rapide aujourd'hui !" En renforçant son estime de lui-même, l'enfant reprend courage. C'est un peu le travail d'un sportif et de son coach. Dans la même optique, on peut commencer très tôt à définir avec lui des "miniobjectifs".

Qu'appelez-vous "miniobjectifs" ?
L'enfant qui revient avec zéro a peu de chances d'obtenir la fois suivante la note brillante dont ses parents rêvent. Le résultat lui paraît inaccessible et il va baisser les bras. Lui fixer un "miniobjectif", c'est lui fixer un objectif à sa portée : "Cette fois-ci, tu as eu un 0, eh bien, la prochaine fois, nous allons viser un 1 !" Il s'agit de lui redonner confiance et de l'aider à remonter la pente. Pour cela, il est aussi nécessaire de se pencher sur sa manière de travailler.

Combien de temps est-il raisonnable que l'enfant étudie le soir ?
Chaque enfant a son rythme, il serait préférable de parler en termes d'effort. Un gros quart d'heure est raisonnable en CP. Si les parents constatent des problèmes de concentration, ils peuvent proposer de fractionner le travail : dix minutes de concentration, dix minutes de jeu, puis à nouveau dix minutes de travail. J'ai emprunté cette méthode à Tony Buzan, auteur d'un ouvrage sur la gestion du temps. Une élève de seconde, en difficulté malgré trois heures d'un travail quotidien à la maison, m'a un jour vivement remerciée devant l'un de ses profs. Je lui avais simplement recommandé ce rythme : une heure de détente, trois quarts d'heure de travail, un quart d'heure de pause, trois quarts d'heure de travail. Les conditions sont optimales !

Y aurait-t-il une méthode valable pour tous les élèves ?
Non, il existe de multiples formes d'intelligence et de moyens d'apprendre. Certains sont plutôt visuels, d'autres ont une mémoire plutôt auditive ou plutôt kinesthésique. Bien sûr, personne n'est jamais seulement l'un ou l'autre, chacun de nous a une caractéristique dominante. L'observation dans la vie quotidienne donne des indications. C'est important de bien exploiter sa tendance naturelle. Cependant, le mode d'apprentissage de chacun peut s'enrichir au fil du temps. Ainsi, un visuel pourra être incité à travailler aussi son côté auditif, afin d'améliorer ses performances.

Comment peut-on l'aider à apprendre ses leçons ?
Les parents peuvent inviter l'enfant à s'interroger : que veut dire son professeur par "apprendre" la leçon ? Est-ce la savoir par cœur ? Savoir la raconter ? L'enfant doit la "reformuler" avec ses mots à lui s'il est auditif. S'il est visuel, on l'incitera à mémoriser l'image de la trame : titres et sous-titres, ou à se créer une image mentale du contenu. L'important est que la leçon passe par sa propre "moulinette cérébrale" afin qu'il puisse se l'approprier. Par exemple, en lisant une leçon d'Histoire-géographie, l'enfant peut se demander : comment raconter ce texte ? Est-ce que je peux m'en faire une image mentale, à laquelle me référer lorsque je n'aurai plus mon cahier ? Qu'est-ce que l'instituteur (le professeur) pourrait me poser comme questions ? Si un enfant met des heures pour apprendre, ce pré-travail devrait l'aider. S'il n'a pas de difficulté pour mémoriser, il faut s'assurer que la compréhension soit bien installée. Cela garantit la bonne utilisation des connaissances. Précédée par la compréhension et la réflexion, la mémorisation se met en place plus aisément.

Que faire avec un enfant qui sait ses leçons à la maison mais ne peut restituer correctement à l'école ?
L'aider à se projeter dans l'avenir. L'inviter à se mettre en situation : "Imagine que tu es dans ta classe, devant ton professeur". S'il sait sa leçon à la maison, il est peut-être nécessaire de lui rappeler que le but est de savoir le jour J : "Bravo, demain, tu pourras réussir de la même manière !" Si on se contente de le féliciter, cela sous-entend que l'objectif est atteint, et certains enfants envoient alors - inconsciemment - leur science toute neuve aux oubliettes ! S'il se trompe, on l'encourage : "C'est bien que tu fasses la faute avec moi, on corrige ensemble, demain, tu auras tout juste". Il est éclairant de s'intéresser à la faute : "Pourquoi écris-tu ceci ?" L'enfant est souvent "logique" dans son erreur.

Cette façon de travailler est lourde pour les mères déjà bien occupées ?
La priorité numéro un n'est-elle pas de permettre à l'enfant de s'en sortir ? Quand les difficultés scolaires sont très importantes, il me semble que les parents n'ont pas vraiment le choix. Ceux que je rencontre sont souvent très motivés. Je recommande d'expliquer la démarche aux autres membres de la famille, le mieux étant, je pense, de le faire en tête à tête. Il y a forcément de nouvelles habitudes à prendre. Certaines mères s'arrangent par exemple pour préparer le dîner à l'avance, ou consacrent du temps aux autres enfants pendant le moment de détente de celui qui est en difficulté. Si des tensions quotidiennes peuvent être évitées, c'est l'ensemble de la famille qui en bénéficie.

Que proposez-vous aux parents qui ne sont pas présents lorsque les enfants font leurs devoirs ?
Votre question me rappelle le cas d'un élève de troisième en difficulté, que sa mère appelait du bureau toutes les demi-heures pour savoir où il en était ! Elle était très angoissée. A son retour, il n'avait effectivement pas fait grand-chose, assis devant ses cahiers ouverts. Les apprentissages se déroulaient sur fond de cris et reproches. J'ai conseillé à la mère de ne plus téléphoner, de laisser à son fils du temps libre jusqu'à son retour, pour pouvoir ensuite exiger de lui de une heure à une heure trente de travail efficace. Enfin, de profiter du week-end pour organiser l'emploi du temps de la semaine et passer en revue ses méthodes de travail. En résumé : lui apprendre à se détendre en rentrant, à "reformuler" ce qu'il doit savoir selon son mode (mots, images...), à fractionner ses révisions en travaillant sur plusieurs jours un contrôle important, à se "projeter" en visualisant le contrôle final (salle, professeur, autres élèves...), à chercher les questions. Le tout sans oublier de fixer avec lui des miniobjectifs de progression et en le félicitant le plus possible !

Jusqu'à quel âge pensez-vous qu'il soit nécessaire d'accompagner les enfants dans leur travail scolaire ?
Dès lors que nous parlons d'un enfant en difficulté, il n'y a pas d'âge. Lâcheriez-vous la main de quelqu'un qui risque de tomber sans votre soutien ? Certains travaillent seuls dès le primaire, d'autres ne pourront être autonomes avant la cinquième ou même... la terminale !

Faut-il récompenser les succès ?
La méthode dite "de la carotte et du bâton" ne donne rien. A mon sens, elle est inutile. Qu'on prive un enfant d'anniversaire ou de télé, qu'on promette un cadeau : il ne s'ensuit pas automatiquement une amélioration ! Il est plus profitable de discuter pour essayer d'analyser le pourquoi des mauvaises notes et tenter ensemble d'y remédier. Et fêter une réussite en préparant son plat préféré, ou en faisant avec lui quelque chose qu'il aime. Ces petits trucs permettent de souligner un succès, de s'en réjouir ensemble, et de montrer à l'enfant l'intérêt qu'on lui porte.

Au groupe scolaire Fénelon-Sainte-Marie, vous formez aussi bien les enfants que les parents ?
Mon travail avec les élèves commence dès le CP. Je rencontre chaque classe une demi-heure par semaine et je leur donne les prémices d'une méthodologie. Ils apprennent à former un projet, à développer leur écoute. Je leur demande d'écouter pour imaginer dans leur tête, et être ensuite capable d'expliquer ou de raconter leur image mentale. Pour l'entrée en sixième, je vois les élèves pour une heure de méthodologie hebdomadaire jumelée avec l'heure de vie de classe, et je propose aux parents qui le désirent de suivre une formation le soir. Les enfants du collège en difficulté peuvent participer à mes études encadrées. Je leur apprends à apprendre. Pour les lycéens qui viennent me voir, nous établissons ensemble leur propre profil d'efficacité.

En quoi tout cela consiste-t-il ?
J'aide l'enfant à mieux se connaître, nous menons ensemble une petite investigation sur lui-même. Je cherche à savoir comment il écoute et observe son prof de tennis par exemple, quels sont ses loisirs favoris, comment il fait sa valise, comment il s'y prend lorsqu'il veut faire un dessin... Bref, je lui montre qu'il a des stratégies mentales qu'il mobilise facilement dans la vie courante, et qu'il peut s'en servir au moment opportun pour son travail scolaire. Lorsque je demande à un collégien de raconter le film qu'il vient de voir, il le fera selon son mode cérébral préférentiel. Certains résument d'emblée l'histoire, d'autres commencent par narrer la première scène en détails... De même, face à une action, les premiers se situent dans la globalité : pour apprendre une leçon, ils ont besoin de savoir quelle est la problématique posée, quelle réponse y est apportée, tout en repérant la structure. Ceux-là ont plutôt l'esprit de synthèse. Les seconds, plus séquentiels, préfèrent respecter la chronologie de leur leçon et avancent pas à pas. Ils ont un fonctionnement analytique. Je les aide à comprendre s'ils sont plutôt "expliquants" - dans ce cas, ils ne peuvent utiliser une règle que s'ils la connaissent par cœur - ou plutôt "appliquants" : ils ont intérêt alors à se servir de la règle avant de l'apprendre. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méthode : j'incite l'élève à attacher autant d'importance aux explications qu'aux applications, tout en respectant son fonctionnement initial.
* Laetitia Guedon. Cette ancienne infirmière néerlandaise travaille depuis 1989 en milieu scolaire avec des enfants en difficulté, leurs parents et leurs enseignants. Elle s'est formée à la pédagogie avec les méthodes suivantes : gestion mentale, programmation neuro-linguistique et méthode Gordon.

Didier Deschamps est une aubaine pour le football français. Plus qu'un porte-bonheur. Un apporte-bonheur.


Coupe du monde - France : Deschamps, l'apporte-bonheur - Eurosport

https://www.eurosport.fr/football/...du...deschamps-l-apporte-bonheur.../story.shtml
Il y a 6 jours - COUPE DU MONDE – Vingt ans après avoir soulevé la Coupe du monde en sa qualité de capitaine de l'équipe de France, Didier Deschamps ...

Excellent article envoyé par Dominique que je remercie, sur la valeur et la valorisation du travail au foyer.

On y retrouve beaucoup d'informations et une réflexion sur laquelle s'appuient des solutions.
 

ÉGALITÉ HOMME/FEMME : RÉFLEXION AUTOUR DE ... - Revue Limite

revuelimite.fr/egalite-hommefemme-reflexion-autour-de-lindependance-economique-...
27 juin 2018 - Pour assurer cette indépendance économique de la femme, son travail ... ou même participation à des groupes de lobbying, de réflexion etc…

Bonnes vacances à tous!


Chouchoutez bien vos familles et vous même.
Que ces moments de repos et de bien-être soient source de grandes décisions comme d'avoir des vies moins trépidantes, moins stressantes et plus riches humainement.
Votre couple et vos enfants seront toujours la source de votre bonheur si vous travaillez à leur propre bien-être et il y a toutes les chances que rien ne pourra égaler en plénitude, si vous le pouvez, l'arrivée à votre foyer d'un autre enfant.

J'en parle en connaissance de cause et c'est tout le bonheur que je vous souhaite.
"Soyez heureux et ouvrez votre porte" voilà la plus belle parole que j'ai jamais entendue.
Brigitte Jacquelin

Burn out parental


«Partout on doit faire mieux et plus, souligne le philosophe Fabrice Midal. Comme si le mantra de notre société était "Ça ne sera jamais assez". Au travail comme avec les enfants, le burn-out est la maladie de ceux qui veulent répondre à cette exigence de la société, l’idée qu’il faut se sacrifier. Ils veulent tellement bien faire qu’ils n’écoutent plus ce qu’ils vivent ni ce qu’ils ressentent. C’est de la maltraitance envers soi-même, une instrumentalisation de soi. Les gens qui font un burn-out sont mus par les meilleurs sentiments. Mais souvent ils s’entendent dire, en plus, que c’est leur faute : ils n’avaient qu’à mieux contrôler leurs affects. Alors qu’ils n’ont fait qu’introjecter la pression de la société.»
Mais la pression est tellement intégrée que ce sont désormais les parents qui l’entretiennent entre eux.
Le premier réflexe, pour s’en sortir, c’est de reconnaître qu’on est victime de cette pression, conseille Fabrice Midal. Constater ce qui se passe sans honte ni culpabilité. C’est notre société qui conduit au burn-out. Ensuite, se foutre la paix ! Même pas se dire qu’il faut se détendre ou s’occuper de soi. Non, c’est justement parce que l’on est trop appliqué à suivre des injonctions que l’on s’épuise. Il faut sortir de l’idée "Si je faisais quelque chose, ça irait mieux", et trouver une manière de faire qui ne réponde pas à la pression. Faire comme on le sent, même si c’est imparfait. Le mythe de la perfection est écrasant. Être humain, c’est faire des erreurs, ne pas être parfait.»
Accepter l’imperfection
Bonne nouvelle, dont on peut trouver la version joyeuse et vécue dans C’est décidé, je suis fabuleuse. Petit guide de l’imperfection heureuse, d’Hélène Bonhomme*, 30 ans, mère de jumeaux de 4 ans et demi, qui a créé son blog (fabuleusesaufoyer.com) rien que pour ça : se sortir elle-même du tunnel et secouer toutes celles qui sont encore à l’intérieur. «Je suis ravie de raconter mon histoire. C’est une histoire normale, explique-t-elle, avec un superconjoint qui a cherché à m’aider mais qui ne comprenait pas ce qui m’arrivait. J’avais vraiment plongé, et je peux témoigner qu’on s’en sort, et même plus forte. Nous ne sommes ni parfaites ni indignes. Ni toutes-puissantes. On n’arrive pas à tout faire, et c’est normal. J’ai accepté ma part de vulnérabilité et mon droit à l’erreur. Je me suis réconciliée avec moi-même. Avec le temps que j’ai dégagé pour moi (en acceptant de mettre mes petits à la garderie), j’ai construit cette communauté (30.000 visites par mois), à qui je répète inlassablement : "Profitez de ce passage à vide pour vous questionner, vous recentrer. Réinventez votre vie."» Qu’on se le dise, comme elle se plaît à le répéter : telles que nous sommes, nous sommes simplement fa-bu-leuses.
Le Figaro – Marie Cauro – 3 juillet 2018
*Deux ans après la naissance de ses jumeaux et sans avoir arrêté de travailler à l’extérieur, Hélène Bonhomme fait un burn out et décide de s’occuper de sa famille en arrêtant pour un temps son travail salarié. Elle écrit alors un livre et crée son blog.(note B.J)

le Pr Joyeux, au demeurant, affirme ne pas contester les bienfaits mais vouloir seulement combattre les « abus »

 

La radiation du professeur Joyeux pour ses propos anti-vaccins annulée en appel

Selon la décision d’appel, les pétitions du médecin Henri Joyeux « n’excédaient pas le principe de la liberté d’expression ».
Le Monde.fr avec AFP |
En première instance, le professeur montpelliérain, 72 ans, avait été radié par la chambre disciplinaire du Languedoc-Roussillon.

La radiation du professeur Henri Joyeux pour des pétitions anti-vaccins a été annulée en appel, a annoncé mardi 26 juin la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins. Cet organe, indépendant du Conseil national de l’Ordre, a estimé que la radiation prononcée en première instance le 8 juillet 2016 n’était « pas suffisamment motivée ».

« Liberté d’exprimer son opinion »

La première pétition s’élevait contre une recommandation du Haut Conseil de la santé publique, jamais suivie par le gouvernement, préconisant d’abaisser de 11 à 9 ans l’âge de la vaccination contre le papillomavirus pour les filles.
La seconde fustigeait le remplacement du vaccin DTPolio trivalent (c’est-à-dire protégeant contre trois maladies, la diphtérie, le tétanos et la polio) par un vaccin hexavalent (protégeant contre six affections). Cette pétition signalait la présence d’aluminium comme adjuvant dans le vaccin en estimant que cela représentait un danger, ce qui n’est corroboré par aucune étude.
Selon l’instance d’appel, la première pétition « participe de la liberté laissée à tout individu dans un Etat démocratique d’exprimer son opinion sur un sujet qui le concerne ». En ce qui concerne la deuxième pétition, « la toxicité de l’aluminium comme adjuvant et la dangerosité du vaccin contre l’hépatite B font l’objet depuis plusieurs années de controverses nourries », a relevé la chambre disciplinaire nationale.
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 Il est stupéfiant de constater la vague d’indignation que cette décision de justice a aussitôt soulevée dans les médias. Nombre de commentateurs, dont peu sont spécialisés dans l’information médicale, ont rivalisé d’ardeur pour déplorer l’annulation de cette sanction au motif que le professeur Henri Joyeux, Prix international de cancérologie, serait un « anti-vaccin » hautement nuisible à la santé publique, voire un « criminel » (mot prononcé sur Sud-Radio le 28 juin), doublé d’un militant anti-avortement pour aggraver son cas. Bref, un ennemi public à faire taire définitivement !  Quoi qu’on pense de la vaccination (dont le Pr Joyeux, au demeurant, affirme ne pas contester les bienfaits mais vouloir seulement combattre les « abus ») ou de l’ardeur mise par le cancérologue à promouvoir ses convictions sur le net, sa condamnation heurtait à la fois le principe de la liberté d’expression et le principe de précaution, s’agissant des effets potentiellement néfastes de l’aluminium et des 11 vaccins obligatoires décidée par Agnès Buzyn, ministre de la Santé (dont le mari, Yves Lévy, dirige l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et vient de se porter candidat à sa propre succession).

Notons que les adversaires du Pr Joyeux s’abstiennent généralement de mentionner le soutien actif qu’il reçoit d’un autre « retraité» de la médecine, le professeur Luc Montagnier, codécouvreur du VIH, le virus du sida, et prix Nobel de médecine…  Tous deux  ont lancé conjointement «un appel urgent aux personnels et professionnels de santé" » contre l’imposition de 11 vaccinations aux enfants depuis le 1er janvier 2018, et viennent d’adresser au Président de la République une Lettre ouverte demandant que soit inscrit dans la Constitution le principe de précaution en matière de santé et de médecine. 

La selection hebdo de LSDJ

Choisir en fonction de ses responsabilités et aimer ses choix, sa vie .


Si le temps partiel choisi est une fantastique opportunité pour concilier vie familiale et vie professionnelle, il n’en demeure pas moins un facteur d’épuisement, de frustration et de culpabilité, si on ne prend pas garde aux dérives qu’il peut générer.

(extraits de l'article d'Aleteia - 29 juin 2018 - Mathilde de Robien)

Au travail, ajuster sa charge de travail

Même si ce n’est pas toujours évident, qu’il y a des urgences et des impératifs, il semble indispensable d’ajuster de manière raisonnable, en accord avec sa hiérarchie, sa charge de travail par rapport à son temps de présence dans l’entreprise. Il faudra sans doute apprendre à dire non et à remettre au lendemain le dossier qui n’est pas brûlant, dans le but, non pas d’en faire moins, mais de préserver un juste rapport au travail et à sa rémunération, pour une vision à long terme.

À la maison, lâcher-prise et s’organiser

 Une solution, pour ne pas craquer et envoyer tout promener dès le premier mois : lâcher prise sur certaines corvées non vitales et optimiser son temps pour dégager des vrais moments de qualité, pour soi, et avec ses enfants, si telle est la raison du choix du mi-temps.

Arrêter de culpabiliser, facile à dire ?

Il y a toujours de bonnes raisons pour culpabiliser. À temps partiel, la culpabilité peut être multiple, certes. Mais à temps plein ? Elle pointerait du doigt le fait de ne pas offrir une entière disponibilité à ses enfants et à son conjoint. Et au foyer ? Elle soulignerait la non mise à profit de son diplôme ou la dépendance financière. Comment arrêter de culpabiliser ? Très simplement en se remémorant les réflexions qui ont conduit à choisir le temps partiel, en se répétant quelles sont ses priorités et ses sources d’épanouissement personnel, et en ajustant, si nécessaire, son mode de fonctionnement s’il est en décalage avec ses désirs initiaux. Par exemple, si j’ai opté pour un mi-temps pour passer du temps avec mes enfants mais que finalement, j’ai la sensation de ne pas les voir, alors je dois modifier mes habitudes.  

Et c’est à ce moment-là seulement, lorsque j’aurai unifié mes désirs avec la réalité, que j’arrêterai de me sentir coupable.

Poème

Le présent s'embellit du passé.

Recueil : Les saisons (1769)

Quand je me dis le soir sous mon toit solitaire,
J'ai fait ce jour encor le bien que j'ai pu faire ;
Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant
Une céleste joie, un saint ravissement ;

Et ce plaisir divin souvent se renouvelle ;
Le temps n'en détruit pas le souvenir fidèle,
On en jouit toujours ; et dans l'âge avancé,
Le présent s'embellit des vertus du passé.

Du temps, vous le voyez, j'ai senti les outrages ;
Déjà mes yeux éteints sont chargés de nuages ;
Mon corps est affaissé sous le fardeau des ans :
Mais, sans glacer mon cœur, l'âge affaiblit mes sens ;

J'embrasse avec ardeur les plaisirs qu'il me laisse.
De cœurs contents de moi j'entoure ma vieillesse ;
Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté
Ce charme que le ciel attache à la bonté.


Jean-François de Saint-Lambert
 
 

Merci Jean-Paul qui m'a fait passer ce super article... ... et merci Breizh info.


Petit manuel de la femme au foyer : une mine d'or - Breizh-info

https://www.breizh-info.com › Société
Il y a 4 jours - Pour les jeunes femmes qui s'interrogeraient quant à leur vocation, pour les jeunes mères qui ont déjà franchi le pas d'assumer leur poste au ...

                                             ********************
Petit manuel de la femme au foyer : une mine d’or !
BREIZH-INFO.bzh
24/06/2018 07:37
Pour les jeunes femmes qui s’interrogeraient quant à leur vocation, pour les jeunes mères qui ont déjà franchi le pas d’assumer leur poste au foyer, pour les mamans de quelques bambins toujours preneuses d’un partage d’expérience, ce Petit manuel de la femme au foyer est une mine d’or.
Brigitte Jacquelin, mère de sept enfants, ayant travaillé dans un cabinet d’avocats et en banque avant de se consacrer à sa famille, revient sur les fondamentaux. Qu’est-ce qui peut motiver une femme à choisir de privilégier sa famille plutôt qu’une carrière professionnelle, quels sont les éléments à ne pas négliger pour rester pleinement femme, comment être attentive à la distinction épouse et mère, quels sont les points clés dans l’éducation des enfants de leur naissance à l’âge adulte, etc. l’auteur aborde méthodiquement et avec humour une large palette de questions, y compris jusqu’aux relations avec les parents et beaux-parents, et à la gestion de l’après, lorsque les enfants auront quitté le cocon familial. Pour nombre de sujets concernant la vie de famille, les choses vont « encore mieux en le disant » et cela peut permettre de gagner quelques mois ou années d’interrogations !
Dans un contexte sociétal où la femme peut être tiraillée, voire culpabilisée, entre ses aspirations et ce que les autres attendent d’elle, il est bon de lire des mots simples et qui posent les bonnes questions : qu’est-ce que je veux vraiment, qu’est-ce que je vaux vraiment, quel est le don que j’ai reçu et comment l’exprimer et le partager ? Être femme au foyer – comme n’importe quelle autre mission d’ailleurs – peut être une source d’épanouissement magnifique si l’on s’attache à y donner du sens !
Soit dit en passant, ce petit manuel de Brigitte Jacquelin pourrait être un cadeau de naissance bien approprié, destiné, non pas directement à un premier né qui viendrait de voir le jour, mais à celle qui vient de naître, elle aussi, en tant que mère…
Louise T.
Petit manuel de la femme au foyer, Brigitte Jacquelin, éditions Le Centurion.
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